Ce mardi 17 février 2026, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications a organisé une séance de travail avec les opérateurs de téléphonie mobile, les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI), les opérateurs de fibre optique et les agences gouvernementales évoluant dans l’écosystème du numérique.
Cette session de travail présidée par le Directeur Général Adjoint, M. Adama Condé, s’inscrit dans le cadre d’un atelier technique global organisé du 16 au 20 février 2026 pour la mise en place d’un observatoire numérique.
Elle avait pour objectif de présenter le périmètre et les enjeux stratégiques du projet, tout en fédérant les acteurs du secteur autour d’une vision commune fondée sur la coopération et la transparence.
Le projet d’Observatoire numérique s’articule autour de quatre (4) piliers majeurs :
- La réalisation d’un diagnostic approfondi et d’un benchmark international ;
- La définition d’une architecture technique et organisationnelle robuste ;
- La mise en place d’un cadre de gouvernance et de sécurisation des données ;
- Le développement d’un portail numérique sécurisé, doté de tableaux de bord interactifs et d’indicateurs harmonisés.
Dans son discours d’allocution, M. Condé a rappelé les mutations technologiques actuelles et la nécessité, pour le régulateur, de s’inscrire dans une démarche agile et prospective fondée sur des données fiables, vérifiables et partagées.
Le déploiement de cet Observatoire numérique s’inscrit dans une démarche de régulation par les données. C’est dans cette optique que le Directeur Général Adjoint a rappelé que : « La donnée est un bien stratégique pour le secteur, mais lorsqu’elle est structurée, sécurisée et partagée dans un cadre de confiance, elle devient un véritable bien collectif, au service du développement économique de l’innovation et de l’intérêt général ».
L’Observatoire numérique aura donc pour objectif d’éclairer :
- Le régulateur, dans l’analyse du contexte et la prise de décisions ;
- Les acteurs du numérique, sur l’évolution des marchés et de l’industrie ;
- Les pouvoirs publics, sur la portée et les effets de leurs politiques sectorielles ;
- La société civile, notamment sur les dynamiques tarifaires ;
- Les institutions internationales, à des fins de comparaison et de positionnement.
À travers cette initiative, l’ARPT ambitionne de faire de l’Observatoire Numérique un outil stratégique de référence et un levier de modernisation de la régulation, reposant sur la la coopération active des détenteurs de données et sur la la contribution de l’ensemble des utilisateurs.
Pour rappel, cette initiative s’inscrit en droite ligne dans la vision de l’ARPT qui est d’être une référence de gouvernance et de régulation collaborative.




